Les récentes déclarations tonitruantes de deux intellectuels tunisiens sur la virginité sont venues jeter un gros pavé dans la mare stagnante de ce tabou dans notre société. Les réactions qu’elles ont suscité ont oscillé entre l’admiration devant tant d’audace et une franche indignation dans une société qui demeure, malgré l’évolution notable des mentalités, assez conservatrice. Déçu d’avoir été privé de subvention pour son dernier projet de film qui porte sur le tabou de la virginité, Nouri Bouzid a déclaré, sans ambages, que “les trois quarts des femmes tunisiennes ont perdu leur virginité avant le mariage”. Le cinéaste tunisien s’appuie sur une étude récente qui fera bientôt l’objet d’un ouvrage. Il ajoute, avec conviction, que la virginité est “faite pour être perdue”. Taoufik Jbali, pour sa part, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en disant publiquement qu’il ne “serait pas fier si sa propre fille gardait sa virginité jusqu’au mariage”. Jbali intervenait lors d...
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